Apprendre les ficelles du métier
L'entreprise Produits forestiers Résolu d'Atikokan, en Ontario, attribue à l'Atikokan Economic Development Corporation le mérite de l'avoir aidée à développer les activités de sa scierie dans la petite collectivité située à l'ouest de Thunder Bay. Ayant épuisé les ressources limitées en main-d'œuvre locale, l'entreprise forestière a cherché à faire venir des nouveaux arrivants de l'Ukraine qui fuyaient leur pays déchiré par la guerre. Le défi a été de leur trouver des logements dans la région; l'entreprise s'est donc tournée vers l'Atikokan Economic Development Corporation (AEDC) pour obtenir de l'aide.
« Garry McKinnon, de l'Atikokan Economic Development Corporation, a fait quelques appels et a ensuite communiqué avec moi pour me dire qu'il avait une idée qui pourrait donner des résultats », explique Scott Manford, surintendant des ressources humaines et de la sécurité chez Produits forestiers Résolu.
« Notre organisation assurait l'entretien du Atikokan Hotel depuis que l'ancien propriétaire a cessé de rembourser son prêt il y a six ans », explique Garry McKinnon, directeur exécutif de l'AEDC. « Nous avons gardé ce bâtiment parce qu'il s'agissait d'un bien précieux pour la communauté. Il s'est avéré être la solution dont avait besoin Produits forestiers Résolu et nous l'avons donc loué à l'entreprise pour que celle-ci puisse y loger certains de ses nouveaux employés. »
L'AEDC est l'une des 24 Sociétés d'aide au développement des collectivités de l'Ontario soutenues par FedNor. Elle offre des conseils gratuits aux entreprises, des prêts pour le démarrage et le développement des petites entreprises, des services de planification stratégique pour les projets locaux et le développement économique communautaire dans sa zone de service.
En partenariat avec Produits forestiers Résolu, l'AEDC a rapidement mis sur pied une équipe chargée de préparer l'hôtel vacant en vue de son occupation. Les travaux de rénovation comprenaient la modernisation de la plomberie et du système électrique, un nettoyage en profondeur, des inspections de sécurité et l'ajout d'une buanderie et d'une salle de conditionnement physique. Au bout de six semaines, l'hôtel a accueilli ses nouveaux résidents. Dans le cadre de ce programme, des chefs ont été embauchés pour travailler dans les cuisines de l'hôtel afin d'offrir trois repas par jour aux nouveaux employés de Résolu et à leurs familles. Le syndicat de la scierie a appuyé cette initiative, car il était conscient que les nouveaux arrivants avaient besoin d'un soutien supplémentaire.
« Il n'aurait pas été possible de réagir aussi rapidement dans une grande ville », estime M. Manford. « Nous avions un grand soutien de la part de l'entreprise, du syndicat, de la collectivité et de l'Atikokan Economic Development Corporation. »
Aucune chambre disponible
« J'ai été en mesure de faire appel à des entrepreneurs en plomberie et en électricité que je connaissais et toute la collectivité s'est mobilisée pour faire de ce projet une priorité », ajoute M. McKinnon. « Les gens ont fait don d'équipement de conditionnement physique, de vêtements, de chaussures, de literie, de livres, de linge de maison, de bicyclettes et bien plus encore pour aider les ukrainiens à commencer leur nouvelle vie à Atikokan. »
Ce projet, connu sous le nom de « Initiative de revitalisation d'Atikokan», ou Initiative , a aidé le plus grand employeur de la collectivité à répondre à ses besoins en main-d'œuvre et à soutenir les plans d'expansion de l'entreprise. Plus important encore, il contribue à atténuer les effets d'une crise humanitaire. À ce jour, plus de 73 nouveaux arrivants se sont installés à Atikokan; 52 Ukrainiens et 21 personnes d'autres origines ethniques.
« Il ne s'agissait pas d'un projet habituel visant à fournir des conseils aux entreprises ou à accorder des prêts », précise M. McKinnon. « Il était question de faire la bonne chose au bon moment et pour la bonne raison. Cela dit, ce projet a permis d'augmenter de cinq pour cent la population de la collectivité et de créer des retombées économiques positives. »
« Nous avions pour mission d'accroître nos activités de rabotage en ajoutant deux quarts de travail supplémentaires, et d'augmenter la productivité de notre usine », ajoute M. Manford. « Nous avons atteint cet objectif, et nous sommes passés d'un taux élevé de rotation du personnel en 2022 à un taux d'environ deux pour cent en juillet 2024, ce qui nous a permis de gagner du temps et d'économiser sur les coûts d'intégration, de formation et de mentorat. Personne ne veut partir; tout le monde est heureux, ce qui est une excellente nouvelle. »
Pour en savoir davantage sur la façon de réaliser votre rêve d'entreprise, communiquez avec l'AEDC au 1‑888‑334‑AEDC ou avec la société d'aide au développement des collectivités de votre région.